Circuit découverte Châtillon - Virton
Chatillon -> Meix-le-Tige -> Willancourt -> Gennevaux Musson -> Baranzy -> Mussy-la-Ville ->
Bleid -> Gomery -> Latour -> Saint-Mard -> Virton
Meix-le-Tige
Meix-le-Tige est mentionné pour la première fois en 1309 comme dépendance de la
« chastellerie d’Arlon ». Son étymologie est issue d’une transformation de « Meer » : marécage ou lac et Tige ou Tiche : allemand, qualification donnée pour distinguer la localité des villages romans voisins.
Meix-le-Tige fut ruiné par les conflits entre les Habsbourg et les Valois au 16ème siècle et la guerre franco-espagnole du 17ème siècle. La terrible épidémie de la Grande Peste du milieu du 17ème siècle décima 75 % de la population.
Meix est le dernier village de Gaume. A côté, à Habergy on entend déjà parler le patois germanique.
Dominé par les hauteurs du « Camp » et le sentier des « Hauts », le village a conservé son caractère rural. Néanmoins, de nombreux quartiers d’habitat sont apparus au cours des dernières années.
Voir aussi site internet Commune de Saint-Léger : www.saint-leger.be
A découvrir :
l’église saint Luc : elle renferme en ses murs une peinture murale remarquable de Frère Abraham Gilson d’Orval et une chaire à prêcher de Scholten.Traverser le village et prendre la direction de Halanzy. Après quelques kilomètres prendre à droite vers Willancourt.
Willancourt – Gennevaux
A l’entrée du village prendre la direction de Musson et passer par GenevauxJoli petit village rural récompensé à plusieurs reprises, avec Gennevaux, par le challenge de
« Luxembourg, province propre et fleurie » de la fédération touristique.
Sur le territoire avoisinant, on a découvert les vestiges de trois villas et d’un habitat romain. Willancourt fut créé à cette époque.
Les habitants sont parfois appelés « les Loups ». Les loups furent nombreux, en effet entre 1758 et 1766. En une seule saison, quarante-cinq de ces carnassiers furent abattus par les chasseurs et les habitants.
Gennevaux est un hameau situé entre Willancourt et Musson. On peut y admirer un calvaire restauré érigé en 1704.
Musson – Halanzy
Située sur la cuesta bajocienne (colline de roches dures ayant résisté à l’érosion), la commune frontalière compte parmi les plus méridionales de la Belgique. Comme toute la région, Musson et ses villages bénéficient d’un climat moins froid et humide qu’en Ardenne. Musson possède très peu de constructions anciennes car 122 maisons sur 159 furent incendiées par les troupes allemandes le samedi 22 août 1914, tuant ce même jour 14 personnes.
Village-rue étiré parallèlement à la voie de chemin de fer, Musson se trouve le long de la vieille voie romaine qui court de Luxembourg vers Montmédy.
Le débordement du bassin ferrifère lorrain sur le territoire belge intervint dans le choix du site de Musson pour l’implantation d’une usine produisant de la fonte et alimentée en minerai par les galeries du Grand Bois. Cette décision contribua à l’essor du village qui, lentement, perdit sa vocation agricole.
Comme Athus en Belgique, comme Longwy en France, comme Esch-sur-Alzette, Rodange, Schifflange et Differdange au Grand-Duché, les deux villages de Halanzy et Musson ont une histoire collective liée à celle de la sidérurgie industrielle. Halanzy-Musson a été la seule mine de fer en Belgique ; c’était 50 à 60 km de galeries et plus de 6 millions de tonnes de minerai, exploitées pendant presque 100 ans. Toute activité industrielle y a été abandonnée dans les années soixante et septante : la minière du Grand Bois de Musson fut exploitée jusqu’en 1963 et la minière de Halanzy ferma en 1978.
Depuis la fermeture de la mine, le « crassier » revit au rythme des saisons. La nature a repris ses droits et a conquis un sol à la fois peu propice et pourtant riche de particularités. Le substrat purement minéral a donné naissance à des espèces de flore et de faune rares sur les sols argileux voisins. La commune a signé avec la Région wallonne une convention de gestion qui a créé la réserve domaniale du crassier (voir Gaume Naturelle)
A découvrir :
L’église Saint-Martin : reconstruite en 1906 et 1907 en style néogothique d’après les plans des architectes Van de Wijngaert et Rodesch sur un ancien édifice du 17ème siècle, démoli en 1906. L’intérieur renferme quelques statues en bois polychromes du 17ème et du 18ème siècles.
Baranzy
Le village se situe le long de la route principale, la N 88. Le samedi 22 août 1914, 27 civils perdirent la vie à Baranzy tandis que 86 maisons sur 106 étaient incendiées par les troupes ce qui explique l’absence de constructions anciennes.
A découvrir :
La fontaine du Centre, ancien lavoir couvert
Mussy-la-Ville
Mussy-la-Ville est un village situé entre les nationales 82 (Arlon-Saint-Léger-Virton) et 88 (Aubange-Musson-Virton). Le village, peuplé de plus ou moins 1000 habitants, est bordé par la Vire et le Ton. Le centre du village a été incendié plusieurs fois au cours des siècles. Cependant, c’est en 1826 et en août 1914 qu’il subit le plus de dégâts.
A découvrir :
Le musée “ Rue Etienne Lenoir ”, place Abbé Alexandre- rue du Moulin 2 Ce musée est basé sur cinq illustres personnages du village de Mussy: – Etienne Lenoir, l’inventeur du moteur à explosion. – Michel-Justin Duvigneaud, l’inventeur de la plume-réservoir. – L’Abbé Vital Alexandre qui donna sa vie pour sauver celle de ses paroissiens en août 1914. – Joseph Goffinet, l’explorateur agronome. – Marcel Laurent, ancien conservateur du Musée royal d’art et d’histoire et professeur à L’Université de Liège. Autour de ces personnages maintenant tous décédés, quelques thèmes bien spécifiques sont illustrés comme les ateliers de construction de machines agricoles, l’industrie horlogère, l’ancienne brasserie Buche-La Renommée ainsi que la vie historique et administrative. La société Champion basée à Aubange présente également une vitrine montrant l’évolution de la bougie, élément nécessaire au démarrage du moteur à explosion. La Vierge et l’enfant Jésus située au lieu-dit “ Rigna ”. Ces deux personnages sont protégés par une niche fixée sur un gros chêne. Le poteau routier de signalisation à quatre directions, rue des Juifs. Il existait déjà avant la Première Guerre mondiale.. La croix de Sainte-Anne érigée route de Bleid. Le crucifix ainsi que la potale datent de la fin du 18ème siècle. Traverser le village de Mussy et prendre à gauche au carrefour, direction Bleid.Bleid
Bleid est un village cossu établi entre deux voies routières Arlon-Virton et Aubange-St Mard. Bleid en langue celtique voudrait signifier « productions de la terre, terrain fertile en céréales ». Les Romains ont latinisé le nom en « Bladium », puis le nom a évolué au cours des siècles en Bled, Bley …
Au point de vue de ses origines, des archives témoignent qu’un certain Jehan de Sterpigny fut seigneur à Bleid au milieu du 14ème siècle.
Des hauteurs du village, on peut observer de merveilleux panoramas sur les vallées de la Vire et du Ton.
A découvrir :
Le château de Bleid. Il fut construit vraisemblablement durant la deuxième moitié du 16ème siècle par Henri de Sterpigny, gouverneur de la région. A l’origine, il était défendu par de larges fossés remplis d’eau. En 1818, le château subit beaucoup de transformations: comblement des fossés, suppression des ponts-levis, agrandissement des ouvertures pour les tours et les corps d’habitation et démolition des bâtiments de ferme. Le château fut vendu en 1950 à la famille de Lamalle. L’église Saint-Martin. Elle fut construite en 1849 en style néo-classique. Le monument Laplace. Situé au centre du village, son inauguration date de 1970. Il fut érigé en mémoire des 600 combattants français, morts à Bleid durant la Première Guerre mondiale. des nombreuses fermes sont millésimées du 18ème et du 19ème siècles A l‘église de Bleid, tourner à gauche direction GomeryGomery
Le nom de Gomery est inévitablement rattaché à celui de la famille de Gerlache. Le château est actuellement propriété de Gaston de Gerlache de Gomery, explorateur de l’Antarctique, comme le fut son père, Adrien de Gerlache à bord du Belgica en 1898. Le village était fief du duché de Bar. Il ne passa au duché de Luxembourg qu’en 1602.
A découvrir :
Le Château de Gerlache (propriété privée, non visitable) La plus ancienne partie du château date de la seconde moitié du 12ème siècle. Gilles de Gomery y séjourna à la fin du 14ème siècle. Il a été totalement reconstruit entre 1601 et 1604 par Paul-Bernard de Fontaine. A cette époque, il apparaissait comme une vaste construction en carré avec quatre tours d’angles rondes, ceintes de fossés remplis totalement d’eau. La seule manière pour rentrer dans le château était d’utiliser le pont-levis. En 1671, un partage attribue l’aile sud à la famille de Mathelin. Quant à l’aile nord, elle fut attribuée aux héritiers de Henri de Nisramont. En avril 1761, un incendie détruisit la totalité du château. Seule l’aile nord sera reconstruite en subissant divers aménagements. Depuis 1726, il est la propriété de la famille de Gerlache dont le membre le plus célèbre est le baron Adrien de Gerlache, célèbre pour l’expédition antarctique belge à bord du “ Belgica ”. Le dolmen. Unique dans notre région, le dolmen que l’on peut encore trouver à Gomery (route Gomery vers Ethe) est, avec celui de Wéris, la seule tombe collective de cette époque en Belgique. L’existence d’une “ grosse pierre ”, émergeant du sol, était connue depuis de nombreuses années. Les habitants de Gomery l’appelaient d’ailleurs “ le morceau d’étoile ”. En 1966, Jean Bailleux de Gomery, le mit au jour. Ce dolmen du second millénaire avant J.C. se compose d’un gros bloc de pierre de Stonne (village près de Mézières) reposant sur quatre supports. Des morceaux de silex amenés de Champagne et débités aux environs du dolmen ont été retrouvés. A cet endroit, diverses fouilles ont été réalisées. Elles ont permis de mettre à jour différents objets tels qu’un grand couteau, un fragment de hache polie, des pointes de flèches ainsi que des tessons. Ces tessons font d’ailleurs penser à l’âge de Fer. Le dolmen indique le nord du village. La chapelle St-Roch : un édifice construit en 1850 dans le style néoclassique par l’architecte N. Jamot. Le calvaire du cimetière (1772). Il fut érigé par les habitants en souvenir d’un gigantesque incendie survenu en 1761 qui coûta la vie à deux habitants du village et pour demander protection pour l’avenir. Le monument français, en hommage aux victimes de la barbarie allemande des 23 et 24 août 1914. Il est situé à gauche de l’entrée du cimetière. Traverser le village de Gomery et prendre la direction de Latour.Latour
Situé à 3km de Virton, dans la vallée de basse-Vire, Latour a connu une histoire mouvementée. Le village a des origines lointaines (présence d’un autel gallo-romain dans l’église ainsi que d’un “ chemin des Romains ”).
Latour-bas est le type lorrain du village-rue. Latour-haut avec l’ancien château des Baillet conserve son caractère rural et son charme bucolique.
A découvrir :
Le musée Baillet-Latour. Dans ce musée, autre satellite des Musées Gaumais, on trouve des documents relatifs à l’histoire de la famille seigneuriale des Baillet-Latour et du régiment wallon au service de l’Autriche “ Les dragons de Latour ” ainsi que des documents sur les guerres de 1914-18 et 1940-45 en Gaume (Ethe, Rossignol, Latour, Virton, Bleid,…). Renseignements : Jean DAUPHIN 063/57.77.58 Le château des Comtes de Baillet-Latour. L’histoire de ce manoir est une longue fresque depuis les Latour en passant par les Bayer de Boppart et les Baillet-Latour. Ce château pourrait être plus que millénaire puisqu’il semble qu’au 9ème S, les premiers seigneurs du lieu firent bâtir sur la colline une tour de défense, d’où le nom du village. Dès 1066, Latour apparaît dans l’histoire avec Lambert de La Tour, signataire d’une charte avec les comtes de Chiny. Les armoiries de cette première lignée de châtelains sont formées de “ gueules à 3 tours d’or ” et de la devise “ COURAGE ET LOYAUTE ”. Au milieu du 15ème siècle, Catherine de La Tour se marie avec Henri de Bayer de Boppard. Après divers évènements, l’ère des Baillet s’ouvrait pour Latour et sa région. En 1794, tout comme Orval, le château de Latour est dévasté et pillé par une troupe républicaine. Restauré par ses actuels propriétaires, le château de Latour est à présent un excellent hôtel-restaurant. L’église Saint-Martin. Elle date du 16ème siècle pour les parties les plus anciennes encore présentes aujourd’hui. Celles-ci ont été plusieurs fois remodelées jusqu’en 1872. L’autel majeur, en chêne, nous fait découvrir une statue de Saint-Martin de Tours. Il faut remarquer la dalle funéraire du comte Jean-Baptiste de Baillet, l’autel gallo-romain sous le maître-autel sur lequel figure la déesse Minerve, le tabernacle dans le chœur de l’église, l’ecce homo dans le porche d’entrée. L’église et le vieux cimetière campagnard ont été classés en 1982 La chapelle Notre-Dame de la Salette. Cette chapelle a été construite en style néo-gothique en 1856 suite à la guérison d’une maladie après invocation à Notre-Dame de la Salette. Elle est le centre d’un pèlerinage centenaire. Le calvaire du souvenir. Monument placé en 1964 par les habitants de Latour en hommage aux 71 membres du village fusillés par les Allemands. Il a été réalisé en pierre de France, sur le chemin de Latour en direction d’Ethe. La statue de Saint-Jean Népomucène, prélat tchèque (seconde moitié du 14ème S), protecteur des ponts et des rivières. On peut la découvrir à droite du premier pont sur la Vire, en quittant Latour en direction du zoning industriel. Les étangs de Latour. Ces deux étangs ont été créés à l’initiative de la Région wallonne et de la commune de Latour à la fin des années septante pour éviter les inondations dans la vallée vers Saint Mard et Lamorteau. Un lieu de rêve pour les amoureux de la nature qui peuvent y observer des plantes aquatiques et des oiseaux comme les hérons, foulques, sarcelles et cygnes, en bordure du zoning industriel. A Latour suivre la N 88 en direction de Virton, Avant d’arriver à Saint- Mard, vous traversez le village de Chenois.Saint-Mard
Cette grosse bourgade de 2000 habitants se situe au confluent du Ton et de la Vire. Saint-Mard était traditionnellement le pays des vanniers et des cheminots.
Les Saint-mardois sont fiers de leurs traditions, de la troïka et de la kermesse annuelle du mois d’août qui dure cinq jours !
A découvrir :
L’église saint Médard : Cet édifice impressionnant fut réalisé par Jean-Pierre Huguet et construit en style néo-roman. Le Château de Laittres, rue Vichaurue, était le siège de la seigneurie de Saint-Mard dès 1435 et propriété des Boucquemont et des Lutz, puis des Laittres de 1468 à 1842. Anne de Custinne, veuve de Evrard de Laittres, lui a donné son aspect actuel. Le château appartient actuellement à la baronne Nathalie Holvoet. Le Presbytère : magnifique demeure du19ème siècle, restaurée en 1924, le presbytère est situé au bout de la rue de la Villette et fut construit grâce à la générosité des Dames de Laittres. Les Polissoirs du Bruzel : il s’agit ici de quelques gros blocs de grès silicieux gris rosâtre situés sur la rive gauche du Bruzel, petit ruisseau et affluent de la Vire, qui ont servi aux hommes de la préhistoire pour polir leurs outils en silex. D’autres blocs affleurent sur les pentes du « Bois de la Côte » entre Saint-Mard et Ruette. Les Saint-mardois les ont appelés « les cailloux des sorcières » ou « les pierres aux fées ».Vieux-Virton
Vieux-Virton, haut-lieu archéologique, est le berceau de Virton et de Saint-Mard. Une agglomération gallo-romaine s’y est développée au 2ème siècle.
A découvrir :
L’église romane Saint Martin : elle est établie sur les ruines du vicus romain déserté à la fin du 3ème siècle. A la fin de l’époque mérovingienne, une petite nécropole fut aménagée ici et on édifia une petite église dont le mur méridional utilisa les mêmes fondations qu’une cella gallo-romaine ; cet édifice est remplacé aux 9ème et 10ème siècles. Le mur nord de la première travée de l’actuelle nef est un vestige de cette église. Il est composé de matériaux de réemploi provenant du vicus. Au sud, on remarquera deux blocs gallo-romains représentant une imbrication d’écailles et un bateau chargé de ballots et manœuvré par trois marins. Cette église brûla et fut reconstruite entre le 11ème et le 13ème siècles. On adjoint un porche du côté occidental et un chœur à chevet droit et de plan carré du côté oriental. Plus tard on remplaça le porche par une puissante tour de 10,50 m de haut avec des murs épais de 1,80 m. Cette tour eut une fonction de refuge. Au 18ème siècle, d’importantes modifications furent apportées : rehaussement des murs et remplacement de la toiture. Le moine peintre, frère Abraham d’Orval a décoré les deux voûtes d’arêtes avec des fresques représentant saint Martin et la sainte Trinité. C’est également au 18ème siècle qu’on construisit la sacristie et les deux chapelles latérales. L‘église a été restaurée à la fin du 20ème siècle. Dans le pittoresque cimetière on remarque des pierres tombales du 18ème et du 19ème siècles. Le Château Maus (rue J.F. Grange) fut bâti en 1715 par Gilles d’Escanvelle, originaire de Dun- sur- Meuse, seigneur de Ethe et de Belmont. Les religieuses de la Charité achetèrent la propriété en 1902 et y ont organisé une maison de retraite. Retour à Virton[Edité le 13 Octobre 2009]



