Circuit découverte Virton - Montmédy

La Gaume, comme beaucoup d’autres régions recèle un petit patrimoine très riche (fontaines, lavoirs, potales, croix de chemins, ….) C’est à la découverte de celui-ci que vous emmène le petit guide “sur les chemins de Gaume – circuit auto-moto-vélo”. Vendu au prix de 2,5 € (carte du circuit comprise). !

laclaireau

DE VIRTON A MONTMEDY – 31 km

Virton -> Dampicourt -> Montquintin -> Lamorteau -> Torgny -> Velosnes
-> Bazeilles -> Montmédy

Virton.

ringvirton L’origine du nom « Virton » est fort incertaine. Mais la plupart refusent l’hypothèse selon laquelle « Virton » serait issu des noms des rivières qui coulent à proximité, la Vire et le Ton, qui confluent à Saint-Mard.
« Virton » serait celte, au départ de racines communes avec Verdun ; « dun » existe toujours dans les dialectes écossais et irlandais et signifie « forteresse, citadelle ». « Vir » serait l’altération de « war », la guerre.
Ce nom aurait été latinisé en « Vertunum » à l’époque gallo-romaine, puis «Vertun ».
Au début du Moyen-Age, « Virton » désigne en fait l’actuel Vieux-Virton. Lorsqu’une partie de la population vient former l’actuel Virton, la localité-mère est rebaptisée.
L’évolution du nom se poursuit durant toute la seconde partie du Moyen-Age ; par après il est souvent question de Verton. Virton n’est mentionné sous cette forme qu’à partir du 18ème siècle.

Actuellement la commune de Virton regroupe en plus de la Ville, les villages de Saint-Mard, Chenois, Latour, Ruette, Grandcourt, Saint-Remy, Gomery, Bleid et Ethe. La population totale est d’environ 11 000 habitants.
Toutes ces localités ont connu à travers les siècles les mêmes tribulations que Virton.
Aujourd’hui, la ville est devenue un centre commercial, administratif et scolaire qui connaît une vie culturelle très active (musique, théâtre, peinture, musées…). Plus de 3.500 étudiants l’animent en période scolaire.

A découvrir à Virton :

recollet Le Musée Gaumais rue d’Arlon 38 – 40 (tél ++32(0)63/ 57.03.15
fax : ++32(0)63/ 57.69.42 www.musees-gaumais.be
Fondé en 1937 dans un ancien couvent des Récollets construit à la fin du XVII ème siècle et agrandi d’une vaste aile contemporaine, le Musée Gaumais est le foyer des ressources artistiques, culturelles et humaines de la Gaume d’hier et d’aujourd’hui.

totem1 Le totem dans le parc communal de Virton, cadeau des forces armées canadiennes de l’OTAN basées à Marville lors de leur départ en 1967.

L’église St-Laurent en style néo-classique empire et réalisée en pierre de France. A l’intérieur se trouve un tableau de Gaspard de Crayer du début du 17èmeS : l’apparition de la Vierge à St-Bernard. La chaire à prêcher de 1745 se trouvait jadis dans le monastère des Récollets. Les vitraux représentent Notre-Dame de l’Assomption, Notre-Dame de Luxembourg, Saint-Laurent et le baptême du Christ.

Le presbytère de Virton : Il fut construit en 1680. Pendant la Révolution française, il subit de multiples pillages et fut transformé en gendarmerie. Il possédait même des cachots.
Aux 18ème et 19ème siècles, il servit de maison d’école. La cure fut restaurée en 1852.

Le château Foncin. (avenue Bouvier) Cette maison de maître de style éclectique, se rattachant notamment au style néo-renaissance est un exemple remarquable d’intégration architecturale en milieu urbain. Il faut remarquer l’abondance des motifs décoratifs, la conception d’ensemble ainsi que les arbres du parc. Un millésime nous indique que la date de construction remonte à 1881.
Elle est propriété de la Régie des Bâtiments qui l’a rénovée et en assure l’entretien. C’est le siège de la Justice de Paix.
Le parc avec ses arbres remarquables est accessible au public.

Le sacré-cœur. Il fut érigé après la Première Guerre mondiale dans la rue Octave Foncin, car la paroisse de Virton fut épargnée des massacres. Son inauguration date du 22 septembre 1929.
A la base du monument sont appliqués deux bas-reliefs en bronze comprenant chacun un triptyque.
Celui de gauche représente le village d’Ethe en feu. Quant à celui de droite, il nous montre des scènes de la paix retrouvée.

La croix-le-Maire. Elle commémore l’octroi à la ville de Virton d’une charte, appelée loi de Beaumont, par Louis V de Chiny en juillet 1270. C’est un symbole de Liberté.
L’élection du maire et des échevins de Virton se déroulait à cet endroit au 18ème siècle et le jour de la Pentecôte. Seuls les Bourgeois pouvaient voter, soit à haute voix, soit en levant la main. Elle est située rue Chanoine Crousse.

kiosque Le kiosque à musique de Virton. Il est situé au centre de la place Georges Lorand, construit sur un haut socle de grès de Florenville et date de la deuxième moitié du 19ème siècle. Grâce au développement des sociétés de musique, cette époque vit la naissance de nombreux kiosques. On peut également en trouver un à St-Mard (place Jean-Philippe Lavallée). Tous les 26 décembre, à l’occasion de la Foire aux Amoureux, en plus de la sortie des géants locaux, le Kiosque de Virton accueille le couronnement du “ Roi du pâté ”. Les kiosques de Virton et de Saint-Mard sont « monuments classés ».

Le couvent des Recollets. Le Musée Gaumais est établi dans des bâtiments qui firent partie de l’ancien couvent des Récollets, le dernier érigé en 1688 et contenait 36 cellules. La présence des Récollets à Virton fut stoppée en 1796 à la suite de la Révolution. Le musée se situe dans la seule aile épargnée par un incendie en 1899. Les Récollets créèrent le Collège St-Laurent.

La fontaine Marie. Ce lavoir existait déjà en 1563 et fut voûté en 1784. Suite à une taxe sur l’occupation des fontaines publiques en 1815, la fontaine devint réservée aux Virtonnais peu favorisés par la fortune.
L’installation entre autre de robinets à domicile entre 1869 et 1876 réduisit son utilisation. En 1970, le Musée Gaumais y plaça une Vierge à l’Enfant polychrome du 19e siècle. Elle est située rue des Récollets.

Le carmel. Ces religieuses qui passent leur vie dans l’oraison et dans la contemplation, s’installèrent à Virton en 1903 et construisirent dans l’actuelle rue d’Arlon, une grande chapelle néo-romane en 1926, première chapelle de Belgique à être consacrée à Sainte-Thérèse de Lisieux. Les treize carmélites du couvent ont quitté Virton en 1989 et ont légué leur couvent à une association d’aide aux femmes en difficultés « La Maison du Pain ».

moulinnaisse Le moulin Naisse. Il a été bâti au bord du Ton (rue des Glycines) en 1578 et est accolé à une tannerie datant du 18ème siècle. Au 16ème siècle, sa roue alimentait le moulin à poudre. En ces temps de guerre, Virton fabriquait de la poudre à canon.
Ensuite, les installations hydrauliques commencèrent à broyer des écorces, éléments nécessaires à l’alimentation des tanneries. Au 19ème siècle, le moulin devint une scierie. Depuis 1970, il a cessé ses activités.

pavillon A faire également : la promenade des vieilles ruelles, promenade dans le centre médiéval de Virton. Renseignez-vous à la Maison du Tourisme de Gaume, rue des Grasses Oies 2b (face au Totem). Ouvert 7 jours sur 7 de 9h à 18 h non stop. Vous y trouverez des produits du terroir, de l’artisanat, une librairie, un espace informations touristiques,
une galerie d’art, …

A Virton prendre la direction de Montmédy

Dampicourt.

saintanne Dampicourt est la localité la plus importante de la commune de Rouvroy. Le village existait déjà à l’époque mérovingienne. Il se présentait sous la forme d’un groupement d’une douzaine d’habitations de bois et de chaume, implanté dans les environs de la source naturelle ou du puits banal situé dans le quartier en contre-bas de l’église. C’est également à Dampicourt que furent découverts les fossiles d’un plésiosaure.

A découvrir :

L’église Saint-Georges.
Le plus ancien édifice connu date de 1570, situé à l’emplacement de l’église actuelle. Elle fut construite dans l’enceinte d’un haut cimetière enclos, en 1842. Elle est de style néo-classique à une seule nef. A l’intérieur se trouvent deux dalles funéraires en grès datant du 16ème siècle. L’intérêt de cette église repose principalement sur une statue de la fin du 13ème siècle, représentant une Vierge à l’Enfant de style gothique.
En 1939, il est nécessaire d’entreprendre de grandes restaurations. La commune fera abattre 25 vieux chênes pour pouvoir payer les travaux ! Les travaux terminés, l’église est bénie par le doyen de Virton en décembre 1942.

Le calvaire Saint-Georges. Sa construction en pierre du pays, le long de la route Lamorteau-Dampicourt, date de 1756. A la base du fût, nous pouvons voir le dessin d’un haut-relief: Saint-Georges terrassant un dragon.

La chapelle Sainte-Anne. Reconstruite en 1926, elle est vouée au culte de Sainte-Anne, protectrice des cultures. Sa statue, conservée dans la chapelle, est en bois polychrome et date de 1640.

Traverser le village de Dampicourt, au carrefour prendre à gauche direction Montmédy –Torgny. Après 50 m, tourner à droite vers Montquintin et monter dans le village.

Montquintin.

Joli petit village situé sur une colline qui domine la vallée du Ton, Montquintin est le seul village de Gaume à être perché. Par beau temps, de l’arrière du cimetière nous pouvons découvrir Virton ainsi que les clochers de Bellefontaine et d’Arlon. C’est d’ailleurs pour cette raison que les Romains avaient fait de Montquintin un lieu d’observation.

A découvrir :

montquintin Les ruines du château féodal de Montquintin.
Louis II fit construire ce château afin de protéger ses frontières des divers assaillants. Quant à la date de construction, elle n’est pas précise et pourrait se situer entre le 11ème et le 13ème siècles. L’édifice de forme carrée, possédait quatre tours d’angles. Les murailles extérieures étaient entourées de profonds fossés, les douves, alimentées par des sources.
Le château a subi de nombreuses attaques et fut maintes fois détruit puis reconstruit. Charles d’Ambroise en 1480, le duc d’Orléans en 1542, Turenne en 1647, les Français en 1657 et les Révolutionnaires du général Jourdan en 1794, tous l’envahirent et le pillèrent. Il ne faudrait pas non plus oublier les dégâts causés pendant les deux guerres mondiales. De nombreux seigneurs se sont succédé mais le plus célèbre est sans conteste l’évêque Jean-Nicolas de Hontheim. C’est lui qui sous le pseudonyme de Febronius, en 1763, publia un livre “De statu ecclessae…” contre la toute-puissance du pape. Ce livre connu un énorme succès et fut traduit en diverses langues (français, portugais, allemand et latin). Le château est maintenant la propriété de la commune de Rouvroy qui l’a cédé par bail emphytéotique à un historien qui le restaure petit à petit. Le château fut classé par les Monuments et Sites. Egalement à visiter, la ferme-musée de la vie paysanne située non loin de là.

La ferme-musée de la vie paysanne.
Ce musée fait partie des Musées Gaumais dont le principal est situé à Virton.
C’est en 1765 que Monseigneur de Hontheim fit construire cette ferme (monument classé) dont la cuisine, située dans le corps de logis, renferme des meubles d’époque. C’est là que le clergé percevait les impôts sur les récoltes agricoles.
Au XIXe S, cette ferme a également servi comme école du village, ce qui explique la reconstitution d’une salle de classe. Dans la grange et l’étable, on peut découvrir les outils nécessaires aux différents travaux, aussi bien agricoles que ménagers.

L’église Saint-Quentin. Dédiée à Saint-Quentin, le saint Patron du probable premier propriétaire de l’endroit, Quintinus. D’abord édifice de style roman, elle a subi l’influence gothique avant son réaménagement au 17ème siècle. Elle est maintenant classée. La caractéristique de cet édifice est que sa tour ne comporte pas de clocher par crainte de la foudre. Elle est orientée vers le village et servait de protection éventuelle aux habitants. A l’intérieur de l’église, on peut admirer la dalle funéraire de l’évêque Jean-Nicolas de Hontheim, précité, ainsi qu’un bénitier gothique du 16ème siècle en grès, des stalles du 18ème siècle et trois statues du 17ème siècle en bois polychrome.
C’est dans son petit cimetière que repose le fondateur des Musée Gaumais, Edmond FOUSS.

En bas du village, descendre direction de Lamorteau. En bas de cette route sinueuse, prendre à gauche direction Virton. Après 500 m, tourner à droite direction Torgny

Lamorteau

Lamorteau se situe au pied de la cuesta bajocienne dans la vallée du Ton.
Une maison, située à l’extrémité de la rue de l’église, a une valeur historique car elle est entrée dans la légende. Si cette maison a été habitée par la famille de Franque, elle est surtout connue par la légende qui raconte que le roi de France, Louis XVI, dans sa fuite devant la fureur des révolutionnaires, devait passer une nuit chez Monsieur de Franque. Une chambre aurait spécialement été préparée pour l’arrivée du monarque et le fils de Monsieur de Franque dépêché au devant de l’escorte royale. Cette histoire s’est terminée à Varennes dans la nuit du 20 juin 1791 par l’arrestation du roi de France et de sa famille.
La maison Franque a gardé ses volumes initiaux, ses percements et sa disposition intérieure ainsi que sa monumentale porte d’entrée avec ses pilastres à bossages. Le linteau qui a conservé son « 1780 » est surmonté d’un larmier. La construction est surmontée d’un toit à la « Mansart ». La porte de grange à encadrement en bossages est millésimé « 1779 ».
Les millésimes correspondent aux transformations exécutées par le dernier seigneur de Lamorteau Monsieur de Franque, seigneur de Rouvroy et Lamorteau.

Traverser le village de Lamorteau, après le pont tourner à droite en direction de Torgny

Torgny. www.torgny.be

ty2 Village le plus méridional de Belgique, Torgny doit surtout son intérêt à son microclimat dû à son orientation plein sud et à la protection de la crête boisée de la “ Montagne ”. Ceci lui vaut l’appellation de “ Provence belge ”. Son sol est constitué d’une part de roche dure calcaire et d’autre part d’une roche plus fragile, la marne. Torgny se trouve sur le versant sud de la troisième cuesta dite “ bajocienne ”. Il en résulte également une faune et une flore exceptionnelles.
Chose rare, ses toits de tuiles creuses (tuiles canal) offrent un remarquable jeu de couleurs ; les murs sont en pierre jaune du Pays. On y compte plus de 50 maisons millésimées (18ème et 19ème siècles). Torgny est un des « Plus Beaux Villages de Wallonie ».
Une importante villa romaine et un cimetière franc des 6ème et 7ème siècles ont fait l’objet de nombreuses fouilles. Les très beaux bijoux de ces tombes mérovingiennes sont actuellement exposés dans le Musée Gaumais à Virton. Les deux sites furent recouverts de terres pour les protéger.
Depuis la fusion des communes en 1977, le village fait partie de la commune de Rouvroy.

A découvrir :

Croix et calvaires La croix Labore. Elle est située en haut de la rue Cavé et date de 1794. Elle a été construite par Jean Reumont Bourgeois, habitant de Torgny et par sa femme, Marguerite Loupe. La croix sous le tilleul. Cette croix est également appelée Demasep. Elle a été érigée en 1746, à l’intention de F. Hyiet Demasep membre de la confrérie de Saint-Sébastien
(XVIe S). On peut remarquer qu’elle se compose d’un socle, d’une tablette, d’un fût et d’une croix garnie d’un crucifix en bronze.
La croix des aisements est daté 158..érodé, gravé dans le tore du fût. Elle fut érigée sur le tracé de l’ancienne route de Longwy à une période où une épidémie de peste ravageait la région. Sur la croix en pierre, il est possible de lire une date: 1777.
La croix de la petite fin. Située le long de la route rejoignant Torgny à Lamorteau, elle servait de point de repère pour délimiter les terres appartenant aux deux villages. La croix de la mission. On en recense deux dans le village. La première, située à côté de l’ermitage, date de 1935. Elle est peinte en blanc. Quant à la seconde, elle fut construite à l’entrée du village en 1953.
La croix Jacques. Elle fut construite le long de la route allant à Epiez par un cultivateur, suite à un vœu. Après 1822, elle n’était plus répertoriée sur le plan cadastral mais elle est toujours bien présente.
La croix rue Grande. Sa construction est postérieure à 1822.
p(cl).

A savoir !
Croix et Calvaires en Lorraine belge
Le promeneur attentif en découvre au sein des villages, le long de rues, sur les places publiques, sur les marchés, dans les cimetières, à l’orée d’un bois, ou en pleine campagne à la croisée des chemins. En général construits en pierre de la région, le grès lorrain, sculptés entre 1600 et 1900, ces monuments traduisent souvent humblement la peur, la piété, l’espoir ou les souffrances des siècles passés.
L’origine profonde de ces édifices remonte à la préhistoire, bien avant l’introduction du christianisme. Elle s’explique par le besoin de vénérer ou éloigner certaines divinités et celui de se protéger de l’influence néfaste d’âmes défuntes. A ces manifestations de croyances païennes la foi chrétienne a donné un sens nouveau mais dans la continuité de l’idée primitive.
Indépendamment du caractère religieux de ces édifices, il ne faut pas négliger leur utilité comme point de repère pour les voyageurs, endroit de rassemblement pour les villageois et limites territoriales pour les juridictions.

La fontaine-lavoir. Elle a été construite au 19ème siècle dans le style néo-classique. Elle est classée depuis 1982 et complétée par un calvaire datant du 18ème siècle.

La cour Lassus (maison n°8), le berceau du village actuel et probablement la demeure de Pierre de Bar. A noter le linteau ouvragé sous un arc en accolade trilobé gothique.

Maison n°17 dans le haut de la rue St Jean, la plus ancienne maison de Torgny, millésimée 1741

vigne

Le vignoble. En Belgique, l’exploitation vinicole remonte probablement à l’époque des Romains et s’étendit largement au 10ème siècle . A Torgny, des archives relatent que le vin manqua en 1698. Après un lent déclin, l’association “ Ardenne et Gaume ” décida de recréer un vignoble vers 1955 et de faire revivre le folklore et la tradition liés à la culture de la vigne. L’Institut agronomique de Gembloux apporta son aide à la réalisation de ce projet. C’est une vieille dame du village surnommée “ la Zolette ” qui céda un de ses terrains. Les variétés de raisins plantés sont l’Auxerrois, le Pinot noir, le Pinot blanc et le Pinot Chardonnay. Les plantations actuelles devraient pouvoir fournir plus de cinq mille litres de vin par année et couvrent environ un hectare et demi de terrain.
Actuellement il y a deux vignobles à Torgny : le « Poirier du loup » géré par l’Association Ecoculture et le « Clos de l’épinette » rue d’Epiez, planté et géré par Monsieur De Laet, résidant à Torgny.

Monter la rue de l’Ermitage

La réserve naturelle “ Raymond Mayné ” (tél : ++32(0)63/57.04.91). Située au nord du village et orientée vers sur sud, la réserve naturelle s’étend sur une superficie de près de six hectares. Elle est propriété de l’association “ Ardenne et Gaume ” et de la commune de Rouvroy. Elle jouit d’un climat chaud et sec et se compose d’anciennes carrières, de pelouses calcaires et de fourrés.
La pelouse calcaire était appelée « truche » par le paysan gaumais. Ce mot évoque la sécheresse et l’aridité du sol. Elle se caractérise par la prédominance des plantes herbacées courtes. La pelouse calcaire résulte du déboisement, de l’assolement triennal, du pâturage extensif sur les jachères et du brûlage des herbes par feu courant à la fin de l’hiver. L’abandon de ces pratiques agro-pastorales ancestrales livre les pelouses calcaires inévitablement à un embuissonnement spontané auquel les gestionnaires de la réserve tentent de remédier.
Encore aujourd’hui, on peut y découvrir une faune et une flore analogues à celles des pays méditerranéens: cigales, sauterelles, mantes religieuses, papillons, lézards, couleuvres, orchidées et autres plantes rares.
p(cl). La chapelle et l’ermitage. Ils sont attestés dès 1730. La Révolution française chassa en 1792 le dernier ermite, frère Agathon. Vers 1960, une religieuse dominicaine d’origine liégeoise, sœur Marie-Bernard, s’installa dans l’ermitage de Torgny pour se vouer à la contemplation et fut consacrée ermite en 1977. L’ermitage est devenu un centre de vie spirituelle.
La chapelle de l’ermitage est dédiée au culte de Notre-Dame de Luxembourg. A Torgny, ce culte date de la redoutable épidémie de peste de 1636 quand les deux tiers de la population du village périrent. A l’intérieur de la chapelle se trouvent de nombreuses statues de saints en bois polychrome datant du 18ème siècle.

Descendre au village de Torgny et prendre la direction de Velosnes. Passer le pont sur la Chiers puis le passage à niveau et prendre à droite direction Montmédy. Vous êtes à Velosnes.

Velosnes.

Situé à 7km à l’Est de Montmédy dans la vallée de la Chiers, le village n’est distant que de 500m de Torgny. La côte dominant le village, la “ Ramonette ” est actuellement une réserve naturelle. Lors de la construction de la ligne Maginot, on y a retrouvé des vestiges d’un camp antique, d’un puits et d’un fanum (temple romain).
Velosnes est le village natal de Djean d’Mady, le héros légendaire qui anima de son violon les fêtes de la région de Virton au début du 17ème siècle.

A découvrir :

velosne

L’ancien château de Laval.
Le château d’origine fut construit au 13ème siècle par la famille Laval. Le château ainsi que les terres aux alentours restèrent leur propriété jusqu’au 16ème siècle. Ce n’est qu’au 16ème siècle que la famille de Malmédy fit construire le château tel que nous le connaissons aujourd’hui. Il fut partiellement détruit en 1644 et dès 1742, devint la propriété du comte du Han de Martigny et de sa famille jusqu’à la Révolution.
L’édifice a été réalisé en calcaire jaune local et était entouré d’un fossé encore visible actuellement.

L’église de la Nativité. Edifice bâti en pierre calcaire et datant de 1761, on peut y découvrir différentes statues: des statues de la Vierge à l’enfant, de Saint-Martin et de Saint-Eloi.

Traverser le village et prendre la direction de Bazeilles. A Bazeilles, traverser le pont sur l’Othain et prendre la direction de Montmédy. Au prochain carrefour, tourner à droite direction Montmédy (N 43)

Montmédy.

De 941 à 1364, Montmédy était une bourgade importante du comté de Chiny dont elle fut la capitale à partir de 1235. Par la suite, ce dernier passa sous les dominations bourguignonne, autrichienne, espagnole et ensuite française. A partir de 1659, grâce au traité des Pyrénées, Montmédy sera définitivement rattaché à la France. Naguère, Montmédy a toujours eu une importance stratégique très forte de par sa position frontalière. D’où ses caractéristiques défensives: citadelle sur la ville haute, fortifications et remparts autour de la ville basse.

A découvrir :

La citadelle.

montmedy

Dès 1545, Charles Quint commença la construction de la citadelle sur un éperon rocheux dominant la vallée de 104m et entouré d’un fossé de 2km de long. Après le traité des Pyrénées, c’est Vauban qui compléta les fortifications, telles que nous les voyons actuellement. On y accède par deux ponts-levis dont le second, de style Renaissance, est classé. Un circuit fléché et sonorisé conduit le visiteur à travers les bastions, souterrains, remparts et fossés. Il aura également la possibilité de découvrir à la torche-cire, les anciennes poudrières à 20m sous terre ainsi que le puits, profond de 85m.

Le musée de la fortification. Situé dans la citadelle, les visiteurs y découvriront les multiples évolutions de l’architecture militaire grâce à de nombreuses pièces originales: iconographies, maquettes, documents historiques. Il présente également toutes les solutions défensives imaginées en Occident depuis 3000 ans.

Le musée Jules-Bastien Lepage. Situé sur le site de Montmédy haut, il conduit le visiteur à travers la vie et l’oeuvre de Jules-Bastien Lepage, paysagiste et portraitiste régional renommé, décédé en 1884 à l’âge de 36 ans.

L’église Saint-Martin. A l’intérieur de l’enceinte de Montmédy haut, elle est de style néo-classique typique du 18ème siècle et est classée depuis 1929.
Sa sobriété s’accorde bien avec l’environnement militaire des lieux. Sur la façade, nous découvrons à l’état de vestige le blason d’Albert de Meuldre, l’un des derniers abbés de l’ancien monastère d’Orval car du point de vue religieux, Montmédy dépendait de l’abbaye d’Orval.

Le site de Montmédy haut, comprenant le circuit des remparts et les musées, peut se visiter toute l’année, sauf en décembre et en janvier.
Pour tous renseignements: Office du tourisme du Pays de Montmédy, Citadelle – B.P. 28 – F – 55600 Montmédy ( 00 33 (0)3 29.80.15.90

[Edité le 23 Août 2010]


maison du tourisme

liens

à télécharger

414655 visites sur
cette page
depuis le 1er mai 2005
-

Réalisation : alysse.info